Nouvelles de Madagascar dans le journal des Soeurs de la Salette

A Madagascar :
Désormais plus de 6000 cas ont été enregistrés (6089 à ce jour)  (+ 4000 depuis début juillet) avec 53 décès – toujours moins de 1% des malades – dont 33 depuis le début du mois. Près de la moitié des personnes atteintes (2951) sont cependant déclarées guéries, mais 61 sont dans un état grave. La situation devient alarmante. Le président Andry Rajoelina, dans une allocution télévisée dimanche 12 juillet 2020, lui même le reconnait : 435 nouveaux cas en 1 journée (le 12 juillet), pic de l’épidémie attendu fin août, 2 parlementaires décédés (un député et un  sénateur), et une vingtaine d’autres infectés, ainsi que des personnes de l’entourage de la présidence… A Tananarive, (principal centre de l’épidémie) les hôpitaux publics sont saturés et refusent des malades, et dans lescliniques privées, les places sont chères et les lits existants ne sont pas suffisamment nombreux pour accueillir les flux de malades. Les soignants en nombre souvent insuffisant sont épuisés … Ce qu’on pouvait craindre est en train d’arriver. La journée du 16 juillet a été particulièrement « noire» avec 484 tests positifs dont 453 à Tananarive et sa proche banlieue (Est et Nord-Est). Le Sud et l’Est de l’Ile sont également touchés, même si la flambée semble passée à Tamatave, où le respect des gestes barrière atténuerait la propagation. Du matériel spécialisé, notamment des respirateurs et des équipements sont attendus. La France et l’Europe ont envoyé du matériel médical (via l’Ile de la Réunion), et fourni aussi des renforts en moyens humains. Le chef d’Etat a aussi annoncé le prolongement de l’Etat d’urgence sanitaire, la capitale malgache va encore rester confinée pendant au moins 15 jours. Andry Rajoelina s’est toutefois engagé sur une meilleure prise en charge des patients, et a annoncé l’ouverture de centres de traitement Covid-19 qui sont, eux, destinés aux patients présentant des symptômes modérés mais ne pouvant pas se soigner chez eux. Mais selon L’Express de Madagascar il y aurait un écart entre les chiffres officiels communiqués aux autorités et la réalité dans les hôpitaux. Des patients présentant des symptômes de la maladie à un stade avancé ne seraient comptabilisés que tardivement comme des cas positifs, faute de tests ou de retour rapide des résultats des dépistages.
Dans ce contexte, plusieurs Soeurs de la Salette malgaches en mission en France ou ailleurs, et qui devaient partir en vacances cet été dans leur pays ne peuvent pas partir actuellement. Nous les portons dans nos prières, ainsi que leurs familles qui ne pourront pas encore les revoir. Et surtout prions pour le peuple malgache et le pays qui souffre de plus en plus de cette situation.

Dessin fait par un détenu de la prison d'Antsirané

Greffe de cornées à Madagascar
Nous vous informons aussi de la part de Maurice Collin, de Joël Bessière et de l’Association Santé et développement, que l’opération « greffe de cornées » qui vise à soigner des malades dans divers pays d’Afrique et notamment à Madagascar se poursuit, mais à cause de la pandémie il n’y a pas eu de greffe de cornée ni de prélèvement de greffons pendant plus de deux mois. Aussi les chirurgiens ophtalmo français vont opérer pendant le mois d’août pour rattraper le retard.
Il n’y aura en conséquence qu’un envoi à Madagascar prévu au mois d’août – si les conditions sanitaires le permettent – que nous espérons de 10 greffons, au lieu des 20 prévus initialement. L’association finance pour le Dr Onja un topographe cornéen (3 500 euros) qui permet de mesurer et surveiller la convexité de la cornée après la greffe. L’association paye également chaque greffon 400 euros et assurera le transport par container spécial par « Air France » des 10 greffons.

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