Le Congo-Kinshasa

 

 

 

Le Congo, qui est l’ancien Congo Belge jusqu’en 1960, puis le Zaïre jusqu’en 1998, s’appelle actuellement République Démocratique du Congo. C’est le troisième pays d’Afrique par sa superficie, qui est 4 fois celle de la France.

 

 

 

Le pays possède les deux tiers de la forêt tropicale africaine.
C’est un immense pays de savanes et de forêts, traversé par un des plus grands fleuves du monde.

Le fleuve Congo avance de 3 à 5 Km à l’heure. Il est profond de 120 m. Son débit passe de 36.000 m3 à la seconde en Août à 86.000 m3 à la seconde en janvier.

 

Histoire

L’intérieur du pays n’a été exploré qu’au milieu du siècle dernier.

Stanley descend le cours du Congo jusqu’à son embouchure entre 1874 et 1877.

Ce voyage a été financé par le roi des belges, Léopold II. Le Congo devient sa propriété personnelle ; et devient colonie belge en 1908 jusqu’à l’indépendance en 1960.

   Avec un vrai régime de « kleptocratie », Mobutu ce « coffre fort coiffé d’une toque de léopard » a littéralement pillé le pays.

 

Richesses du pays

Avec la guerre, les rebelles, comme tous les pays engagés dans le conflit, pillent sans complexe les richesses du pays.

Le pays est très riche, mais peuplé par des pauvres. C’est en Afrique et notamment au Congo, que sont situées les dernières richesses de la planète : cobalt, cuivre, or, diamant, coltran et pétrole d’où les convoitises et le pillage.

 

Le pétrole

Avec ses 260 milliards de barils de réserve, l’Arabie Saoudite n’est plus sûre politiquement. C’est un peu la raison de la guerre d’Irak, riche de ses 112 milliards de barils de réserve. Le golfe de Guinée (Angola, Pointe Noire, Congo Kinshasa, Nigeria…) prend une place stratégique importante avec ses 90 milliards de barils de réserve.

Notre ami, Antoine Gonda fils, ministre des affaires étrangères, a montré au Président Bush et à Condoleezza Rice la nécessité de réunifier et de faire la paix au Congo pour éviter le terrorisme.

Le pétrole du Golfe de Guinée fournit actuellement 15% et fournira 25% en 2.015 des besoins des USA.

 

L’insécurité

Est réelle du fait de la guerre et du manque d’Etat.

 

-         pendant mon séjour, le père de Haes, théologien Belge de haut niveau est assassiné.

 

-         un soir, je vais avec Laurent Batumona, vice gouverneur de Kinshasa, sur le plateau de Bateke à 300 Km de Kinshasa. Il est très impressionnant de voir, en pleine nuit, à chaque barrage, sortir des contrebas de la route environ 35 hommes armés de Kalachnikov et de torches. Quand ils reconnaissent le vice-gouverneur, ils se mettent au garde à vous et saluent « à vos ordres Excellence! »

-         un autre soir, mon ami Jean-Jacques Muyembé m’invite pour un repas amical dans sa famille. Jean-Jacques est un grand spécialiste du virus Ebola. Pendant le repas à la bougie, à cause d’une coupure du courant, je dis à Jean-Jacques : « c’est romantique et c’est calme chez toi »… J’ai à peine prononcé cette phrase que l’on entend des rafales de mitraillette tout autour de la maison. Nous ne sortons pas pour ne pas recevoir une « balle perdue » et nous continuons de manger sans savoir ce qui se passe…

-         le médecin coordinateur de BUKAVU qui portait 50.000 USD dans un hôpital à 40 Km de là est attaqué par des policiers qui lui volent l’argent et accusent le médecin de l’avoir volé ! Ils le mettent en prison où il commence une grève de la faim. Il est sans défense et en danger, une intervention auprès du vice-gouverneur de BUKAVU, Laurent Batumona, le fait libérer dans l’après midi.

 

 

 
           Laurent Batumova

 

 L’Afrique et le Congo ont vécu une longue histoire traumatique : l’esclavage, la colonisation, la mondialisation, le SIDA. L’esclavage : 4,1 millions d’esclaves du fait des arabes, 13,2 millions du fait des européens.

 

Urbanisation

On est resté à des images de « Tintin au Congo »
L’Afrique ne vit plus dans des cases en paille. En 1920, 2,5% de la population était urbanisée et 55% en 2003. Les villes deviennent des mégapoles. C’est la macrocéphalie.

Kinshasa a 8 millions d’habitants. La population fuit la campagne par manque de sécurité et la non-gouvernance. Kinshasa augmente sa population de 1.000 habitants par jour soit 365.000 habitants par an.

48% des habitants ont moins de 15 ans contre 17% en Europe.

3% ont plus de 65 ans contre 15% en Europe.

L’espérance de vie est de 38 ans, ce qui est la moitié de celle de l’Europe.
Du temps de la Belgique, la capitale, Léopoldville avait 400.000 habitants dont 20.000 européens. Le Congo Belge (qui est devenu indépendant en 1960) avait une population de 15 millions de Congolais et 150.000 Européens.

 


- je participe aux soins médicaux mais ce n’est pas l’essentiel de mon travail. Il ne suffit pas de soigner - il vaut mieux prévenir que de ne pas guérir…

En effet, comment ne pas être malade en buvant de l’eau souillée et avec une alimentation carencée ?

Ce sont les deux axes de mon action: l’apport d’eau potable et l’assainissement, la lutte contre la malnutrition avec des « extraits foliaires de luzerne »
Je contacte les Club Rotary pour en assurer le financement qui est complété par la Fondation Rotary.
J’engage les projets avec des organismes religieux qui assurent la maintenance et l’entretien.
 

-A l’hôpital de KIMBONDO,

A 20 Km de Kinshasa, il y a 313 enfants, dont 50% sont séropositifs !
Le SIDA est une tragédie.
Sur 39 millions de personnes séropositives dans le monde, 25 millions sont en Afrique. Nous craignons que le pire soit à venir : les prévisions sont de 50 à 80 millions de personnes contaminées dans 20 ans…

Et l’on estime à 27 millions le nombre d’orphelins du SIDA en 2.025.

C’est la population active, la force vive du pays qui est la plus touchée.
Il s’ensuit un déficit de développement
Il y a tant de préjugés.
Einstein avait raison de dire : « il est plus facile de désintégrer un atome que de désintégrer un préjugé ». Je fais connaître le message du père Joannet, prêtre français en Tanzanie, à Dar el Salam. Il dit : « vous êtes sur un lac; vous ne savez pas nager, vous disposez de trois barques et, selon les circonstances, vous sautez d’une barque dans l’autre ; mais en aucun cas vous ne devez tomber dans l’eau, sinon vous êtes mort ; on ne peut rien faire pour vous sauver ».
La première barque s’appelle: abstinence.
La deuxième barque s’appelle: fidélité.
La troisième barque s’appelle: préservatif.
Le message est très bien compris.

- les malades ne peuvent compter que sur leur famille pour leur préparer le repas.


 

- l’hôpital de la Rive, sur le bord du CONGO

Nous avons rénové deux pavillons, réalisé des sanitaires et envoyé un container de matériel médical.

 

 
 

Sur la pelouse, ce ne sont pas des fleurs mais le linge des malades qui sèche au soleil.

 
 

Pour marquer le centenaire du Rotary, nous avons eu l’idée, avec l’ami Antoine Gonda de réaliser une plantation de « Cent hectares de palmiers pour les Cent ans du Rotary », ce qui représente 15.000 palmiers.

Ces arbres vont permettre de reboiser la région de Kisantu et le plateau de BATEKE, d’aider à la lutte contre la malnutrition et à payer l’école des enfants de ces familles de paysans défavorisés.


Nos projets doivent répondre à un besoin, à une demande de la population :

« ce que tu fais pour moi,
sans moi,
c’est contre moi »
m’a dit un chef coutumier.

Nous avons inauguré ce beau projet le 21 mai 2005 avec une grande résonance médiatique.

 

- Dans une grande ville, comme Kinshasa, il y a de nombreux handicapés moteurs, essentiellement à la suite d’une poliomyélite.
Non appareillés, livrés à eux-mêmes, leurs conditions de vie sont très difficiles. Nous les aidons à s’équiper en fauteuils roulants. « Santé et Développement » prend en charge l’équipement d’un handicapé.


- Je fais des conférences (professeurs – école de médecine de Kisantu, Rotary Club) pour informer sur la façon de se protéger contre le paludisme, contre les maladies sexuellement transmissibles, contre le SIDA…et pour répondre aux nombreuses questions concernant la santé. « Celui qui a l’information a le pouvoir »

 
- Au Congo-Kinshasa, il y a environ 300 ethnies et 300 dialectes
Comment faire l’unité ?

Pour donner un sentiment d’identité et de fierté nationale, je rassemble chez l’ami Antoine Ghonda les meilleurs universitaires du pays avec l’intention de réaliser un beau livre, avec une iconographie inédite, sur ce grand pays. Le Père Léon de St Moulin, prêtre et historien, coordonne la réalisation de l’ouvrage.

 

- Nous réalisons la bibliothèque pour la ville de Kisantu avec Sœur Cathy MATTA, religieuse, théologienne et femme de cœur.

 

- Dans le quartier défavorisé de MASINA, nous participons à l’alphabétisation des femmes, par l’intermédiaire de l’association de Mgr Kataliko.

Le développement passe par  l’éducation des femmes. La démocratie suppose une population qui sache lire et écrire – « celui qui a l’information a le pouvoir » - répétons nous. Cette année, nous allons étendre l’alphabétisation à dix autres quartiers défavorisés de Kinshasa.

- Je participe à l’inauguration de l’église de MASINA, construite sous la direction du Père Sabbé, curé de Don Bosco.

             

La majorité de la population est catholique. Face à la misère, la religion devient un refuge. Plus de 1500 sectes à Kinshasa (étymologie de secte : secare = se/ couper du monde et sequor = suivre) deviennent les lieux de gestion de l’infortune. Les sectes évangéliques sont inspirées et souvent financées par les Etats Unis, qui sont le sanctuaire religieux de l’occident.
Ce retour du religieux, face à la misère environnante, permet de se blinder contre les sortilèges, contre la crainte d’être fétiché.
 

- L’accès à l’eau potable est un problème crucial avec la surpopulation de Kinshasa. Dans le quartier de « camp Lucas », un seul point d’eau potable (?) qui sourd au fond d’une vallée envahie par la boue.

     45% de la population n’a pas l’eau courante et les deux tiers de la population va souffrir de graves problèmes de pénurie d’eau en 2025.


- Avec la déforestation et la dégradation de l’environnement de Kinshasa, les enfants vont chercher le bois jusqu’à 30 Km pour faire cuire le manioc.
La forêt du bassin du Congo est étendue sur 230 millions d’hectares, dont 1,3 millions disparaissent chaque année.
Comme l’Amazone, la forêt du Congo est un puits à oxygène. C’est aussi un sanctuaire de la biodiversité.
 

- Un jeune bonobo avec sa mère nourricière.

Le bonobo est le plus proche prototype vivant de l’ancêtre humain : l’australopithèque. Nous partageons avec lui 98% de notre patrimoine génétique. Le bonobo est appelé le « bon singe » car il n’a jamais été observé tuant un de ses congénères. Il gère les tensions et l’agressivité au sein du groupe en y substituant une activité sexuelle importante. Les bonobos sont pacifiques et ont une seule devise : « Faites l’amour, pas la guerre »


- Les camions surchargés apportent du Bas Congo la nourriture à cette mégapole de 8 millions de bouches à nourrir - 400 tonnes de poisson arrivent chaque jour à Kinshasa.

 

Il y a deux administrations : celle laissée par les belges et l’administration traditionnelle avec les chefs coutumiers. Un chef de village…



- Nos amis :

-         Antoine Ghonda

-         Daniel Boulet, belge, responsable d’une grande entreprise de transport

-         Geoffroy de LiedeKerke, ambassadeur de l’Ordre de Malte

 

-         Solange, ambassadeur des enfants, fille d’Antoine Ghonda, avec le père jésuite Martin EKWA

-Eulalie Ghonda

 
- Au départ du bateau BOBOTO (= la paix)

Les personnalités sont les ambassadeurs du Congo, de Belgique, de France, des USA, du Japon, et de grande Bretagne

 
- La malnutrition
     Deux milliards de personnes souffrent de malnutrition, c’est à dire un habitant sur trois de notre planète terre.
     Les gens pauvres, faute d’argent, doivent se contenter de céréales: riz, manioc, maïs… tout à fait carencés en protéines, oligoéléments et vitamines.
     Un espoir réside dans les « extraits foliaires de luzerne » (alfalfa) ; supplément alimentaire qui corrige les carences en acides aminés essentiels, oligoéléments et vitamines

     Réunion avec les responsables du Programme National de Nutrition (PRONANUT) ; avec le Ministre de la Santé accompagné du Pr J.Jacques MUYEMBE.


     Une expérience malheureuse : 10 sacs, sur 3 tonnes d’extraits de luzerne envoyés présentent la mention « aliments pour les animaux »! Pour « sauver la face » nous procédons à une expérimentation avec le Pr KODONDI.

 

- L’éradication de la poliomyélite

est la plus formidable opération humanitaire jamais réalisée par l’homme. Depuis que la campagne a été lancée, à l’initiative de la Fondation Rotary en 1985, le nombre de cas annuel a baissé de 99% (350.000 cas en 1988 et 715 cas en 2003).

- 5 millions d’enfants dans le monde on évité la poliomyélite grâce à la vaccination. Il faut respecter la « chaîne du froid » grâce à des frigidaires et des boites de conservation.

Les vaccinations dans les villages se font dans des atmosphères de fêtes collectives.

 

- La lèpre

est en recrudescence au Congo à cause de la guerre, source d’insécurité et de misère.

Le premier cas a été signalé environ 4.000 ans avant JC au nord de l’Inde.

La lèpre a suivi la route des caravanes jusqu’au moyen orient où elle était fréquente au début de l’ère chrétienne. Les croisés ont ramené ce « hideux héritage » en Europe où elle est devenue la maladie du moyen âge.

Maladie neurologique qui commence par des taches dépigmentées insensibles à une piqûre d’aiguille.



Sans traitement, elle évolue vers le faciès « léonin ».

Actuellement le traitement, qui ressemble à celui de la tuberculose, est très efficace. D’où la nécessité d’un traitement précoce.

 

- Les lunettes

collectées et remises en bon état par le Père François Meyer à Hirsinghe en Alsace, rendent des services inestimables pour les personnes incapables de les acheter.


 

- « Les mamans maraîchères »

sont des femmes délaissées par leurs maris. Eulalie Ghonda les a regroupées et leur a donné un terrain pour qu’elles cultivent leur manioc.

Avec l’Association Santé et Développement nous leur avons offert houes, arrosoirs et brouettes indispensables pour leur travail.

Nous offons des graines aux mamans maraîchères

et à soeur Marie Jeanne qui s'occupe d'enfants orphelins. Le bébé abandonné lui a été apporté à l'âge d'un jour

Au Congo, en Afrique, le développement (éducation, santé ...) passe par l'éducation des femmes.
Notre projet d'alphabétisataion des femmes de 10 Quartiers défavorisés de Kinshasa, nous paraît être une priorité
- Celui qui a l'information a le pouvoir - et la démocratie suppose une population qui sache lire et écrire.

 
 
 
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