Santé et Développement

"Ce que tu fais pour moi, sans moi, c'est contre moi" Chef coutumier africain

L’Association

30 juin 2010


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L’Association Santé & Développement a été créée en 2001 à l’initiative de son président le Dr Maurice Collin, pédiatre qui a interrompu ses activités libérales pour  « servir » ailleurs et ouvrir la porte du monde.En matière de développement, l’Association a 3 priorités : l’apport en eau potable, l’assainissement et la lutte contre la malnutrition mais contribue, en matière de santé, à des actions de prévention, de traitement et d’éducation
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Nouvelles de Madagascar

20 novembre 2016

 


Chers amis de « Santé et Développement »,

Quelques nouvelles de Madagascar.

ACTIONS à MADAGASCAR; Actions inaugurées en nov. 2013

Ci-joint les dernières actions réalisées; deux articles parus dans la presse malgache,

En photos :

-  Une jeune maman et son enfant hydrocéphale. Nous avons fait opérer 1 850 enfants depuis 8 ans.

-  Les jeunes qui ont retrouvé la vue en aout 2016 grâce à la greffe de cornée réalisée par notre amie le Dr Onja.

-  Inauguration du forage des Soeurs Orantes de l’assomption. Apport d’eau potable pour la communauté et la population du village.

Après avoir réalisé les projets d’apport en eau potable de Mahazaza et d’Anjanadoria ( dans le document joint « Actions à Madagascar »), nous engageons cinq nouveaux projets avec les Agences de l’eau, le Rotary, Eau sans frontières International et S&D :

* projets en cours : Anjanadoria (assainissement) et Talata Volonondry

* projets financés : Ampaneva et Ambohipihaonana

* projet à financer : Ampanotokana

Je suis allé sur place, j’ai pu rencontrer les maires de Talata Volonondry, Anjanadoria et Mahazaza  et des membres du comité de l’eau. L’accueil a toujours été très chaleureux.

L’apport en eau est gravitaire. Les sources sont captées dans la montagne. J’ai été impressionné par le canal d’amenée de Talata Volonondry de 12 km creusé à la main par la population, avec un réservoir de 44 m3 et 44 bornes fontaines dans le village. Photos de la pose du tuyau en PVC au fond du canal d’amenée.

C’est notre intérêt bien compris d’aider les populations locales à mieux vivre chez elles.

En toute amitié et merci de votre soutien.

Maurice Collin

RC Grenoble Belledonne

Président de « Santé et Développement »

Séisme de l’Equateur. Une idée pour agir et pour partager

10 novembre 2016

Chers amis de Santé et Développement,


L’ouragan Matthew termine sa trajectoire, laissant HAITI « lessivée » : les trois provinces du Sud sont anéanties. Sous les décombres se trouvent près d’un millier de morts, bétail et récoltes noyés. Quant aux survivants, ils se retrouvent nus, sans nourriture, enclavés dans un territoire où ponts et routes ne sont plus que souvenirs. Si Port au Prince a été partiellement épargnée, un peu partout les tôles des toitures se sont envolées.
Le choléra a déjà fait son apparition. L’aide d’urgence internationale est à l’œuvre, encadrée d’une réelle volonté gouvernementale.
L’Association « Santé et Développement » a des amis sur place :Notamment Moïse (chef du village de Sarazin),

Je suis donc revenu d’Equateur pour mon 3 ème séjour du 3 au 23 juin 2016, où je suis allé aider la population sans abri à la suite du tremblement de terre meurtrier et dévastateur du 16 avril 2016 sur la côte Pacifique.

L’Equateur doit son nom à la mission Géodésique Française composée d’académiciens français, dont La Condamine, qui y séjourna de 1746 à 1743. C’est un petit pays d’Amérique du Sud, la moitié de la France, mais riche de contrastes et avec une grande richesse de milieux naturels.
Je pense que c’est un résumé de toute l’Amérique du Sud. Il est frontalier du Pérou au Sud, de la Colombie au Nord et il baigne à l’Ouest par l’océan Pacifique, où a eu lieu le tremblement de terre le 16 avril 2016. Il est partagé en 4 grandes régions : La côte Pacifique où se trouve la principale ville du pays Guayaquil (2,3 millions d’habitants). La partie andine du pays, où se trouve la capitale Quito (2,2 millions d’habitants), L’Amazonie équatorienne dans l’Est du pays et enfin les iles Galapagos, situées dans l’océan Pacifique à 1 000 km à l’Ouest de la côte.
L’espagnol est la langue officielle du pays. Deux langues indigènes le Kitchwa et le Shuar sont deux langues de relations interculturelles.
Avec la baisse du prix du pétrole de l’Amazonie et les 3 milliards de dollars de dégats provoqués par le tremblement de terre, la situation économique du pays est difficile. La plaque de Nazca qui soutient l’océan Pacifique, s’enfonce de 6 à 13 cm par an sous la plaque Sud Américaine, et forme les Andes par collision. Cette collision provoque des tremblements de terre et des éruptions volcaniques.

J’ai fait trois séjours en Equateur :

Pendant le premier en 1997 j’ai fait des consultations pendant un mois des enfants indiens Puruhaes de la communauté de Flores dans le massif du Chimborazo à 3 600 mètres d’altitude. Le Chimborazo est le plus haut volcan du monde avec ses 6 300 mètres.

Pendant le deuxième séjour en 1998, nous avons réalisé un petit village franco équatorien à Bahia de Caraques de 25 maisons pour loger les sinistrés du tremblement de terre et des pluies diluviennes d’El Nino avec les Rotary de Quito Norte et Le Cheylard.
Après le tremblement de terre du 16 avril 2016 qui a fait 900 morts et 12 492 blessés, l’aide internationale a consisté essentiellement à envoyer des tentes. Cette aide répond à une urgence; mais souvent cette solution qui devrait être temporaire perdure.
J’ai vu à Haiti, trois ans après le séisme du 12 janvier 2010, des familles nombreuses habiter toujours sous tente. Avec la chaleur, la promiscuité, l’odeur, les conditions de vie sont infra humaines. Aussi nous proposons de construire des maisons en dur à coût modéré, comme le village franco équatorien que nous avions déjà construit en 1998. Les maisons que nous avons commencé à construire sont en dur, en bois de 30 m2, avec deux chambres, une pièce d’habitation, un point cuisine. Le toit est en tôle et la maison est surélevée. Les toilettes sont à l’extérieur.

Nous avons pu obtenir une maison à un prix exceptionnellement bas de 2 000 Euros. Ces maisons sont très solides.

Nous avons la chance d’avoir un ami français Christian Marlin originaire de Grenoble. Il est ingénieur et travaille au Ministère de l’Agriculture de l’Equateur depuis 22 ans. Il surveillera la bonne réalisation des constructions avec le RC de Quito Norte. Il est important de venir sur place et de n’engager les projets qu’avec des personnes de confiance. Sinon, l’aide aux pays pauvres, c’est souvent « l’argent des pauvres des pays riches qui va vers les riches des pays pauvres ».

Si vous souhaitez participer au financement d’une maison, vous pouvez envoyer votre chèque libellé « Santé et Développement » et écrivez au dos du chèque « Séisme Equateur » à notre ami Bruno Dufresne, Trésorier de « Santé et Développement », 6, rue Lesdiguières ; Grenoble 38000. Il établira un reçu fiscal.

Je vous remercie de votre attention et de votre soutien.

Avec nos sentiments reconnaissants et toute mon amitié.

Maurice Collin

Journée mondiale de la polio, 24 octobre 2016

10 novembre 2016

 

Chers amis de « Santé et Développement »,

Invité par l’Institut Pasteur, j’ai donc représenté notre District du Rotary à « la journée mondiale de la poliomyélite » à l’Institut Pasteur ce lundi 24 octobre.

LA POLIOMYELITE situation en Septembre 2016

Je joins quelques photos, avec notamment la remise d’une médaille de reconnaissance à Christian Michaud, responsable national pour le Rotary, et aux vaccinateurs pakistanais qui vaccinent dans des conditions dangereuses.

Nous avons écouté les meilleurs chercheurs de l’Institut Pasteur, de Sanofi et des USA.

Je joins ci dessous un résumé de cette journée.

En toute amitié.

Maurice Collin

Président de « Santé et Développement »

Responsable Polio du District Rhônes-Alpes

Poliomyélite : des efforts encore nécessaires pour l’éradication totale.

Journée mondiale de la polio à l’Institut Pasteur, 24 octobre 2016.

Jusqu’à ce jour en 2016, 27 cas de poliomyélite, causés par la souche sauvage du virus, ont été recensés dans le monde, au Pakistan (15 contre 54 en 2015), en Afghanistan (8 contre 20 l’an passé) et au Nigeria (4 cas). Soit le plus faible niveau historique a indiqué ce 24 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la polio, l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au cours de l’année 2015, 74 cas de polio ont été enregistrés.

Ce sont donc d’immenses progrès qui ont été accomplis depuis les 350 000 cas déplorés dans 125 pays en 1988, date du lancement de l’Initiative mondiale d’éradication de la polio (IMEP), portée par l’OMS, le Rotary International, les Centers for disease control and prevention (CDC) américains, l’UNICEF, et la fondation Bill et Melinda Gates. Ainsi, 15 millions de cas ont été évités, 1,5 million de décès d’enfants épargnés. Sans compter les bénéfices financiers (40 à 50 milliards de dollars économisés sur les 20 prochaines années, face à 8 milliards de dollars investis dans le programme). Mais les efforts ne doivent pas se relâcher. « Il faut rester concentrer sur l’objectif d’une réduction de 100 % », a exhorté André Doren, responsable des relations externes de l’IMEP, lors d’un colloque organisé par Sanofi Pasteur et le Rotary International à l’institut Pasteur ce 24 octobre.

Maillage local et surveillance active.

En 2015, le nombre de cas a été divisé de moitié au Pakistan, a souligné le Dr Zubair Wadood, responsable du programme polio de l’OMS en Afghanistan et au Pakistan. « Les trois mois qui viennent sont très importants » pour atteindre l’éradication, a-t-il ajouté, en insistant sur le travail de terrain à mener auprès des populations : aller dans les zones tribales, solliciter les autorités locales, privilégier des femmes vaccinatrices, mieux acceptées, faire du porte à porte avec des représentants communautaires, privilégier l’hiver à l’été. « Des programmes de coordination existent entre le Pakistan et l’Afghanistan, pour synchroniser les campagnes de vaccination et partager l’information », indique le Dr Wadood, soulignant les difficultés soulevées par les mouvements de population aux frontières.

Et malgré un contexte politique délicat et une géographie tortueuse, une surveillance active, via des prélèvements dans les zones d’eaux stagnantes par exemple, a été mise en place. « Cela nous a permis d’identifier la présence du virus dans des échantillons environnementaux alors que certains cas n’étaient pas détectés, en raison de la densité démographique ou des difficultés à accéder à tous les enfants », précise le Dr Wadood, ajoutant que pour un cas confirmé, il y aurait environ 200 infections.

L’identification de 3 cas de polio au Nigeria (2 en août, le troisième ce 24 octobre), un « revers » alors que le pays espérait être certifié exempt de la maladie en 2017, illustre l’importance d’une surveillance active pour stopper les contaminations à bas bruit, estime André Doren. Ces cas, recensés dans l’État du Borno, région dévastée par Boko Haram, sont liés au même foyer, précise l’OMS. Le ministre de la Santé vient de relancer une campagne de vaccination, ciblant 50 millions d’enfants d’ici novembre.

Du vaccin oral à l’injectable inactivé.

« Il faut maintenir la couverture vaccinale jusqu’à éradiquer les sérotypes 1 et 3 (l’OMS considérant depuis 2015 le sérotype 2 comme éradiqué, N.D.L.R.). Il faut vacciner tous les enfants qui passent entre les mailles, sinon le virus ressurgit », a insisté le Pr Kimberly M. Thompson, de la Harvard School of Public Health et à la tête du Kids Risk Project.

Et André Doren de confirmer, estimant qu’il faut immuniser jusqu’à 400 millions d’enfants dans de nombreux pays, et non seulement dans les trois pays où la polio est endémique.

L’OMS s’est engagée à arrêter le vaccin oral contre la polio (VPO) une fois les souches sauvages éradiquées, au profit du vaccin injectable inactivé (VPI). « Dans un cas sur 2 millions, le VPO peut créer la maladie. Mais, nous en avons besoin pour limiter la circulation du virus », a expliqué Francis Delpeyroux, virologue de l’Institut Pasteur, soulignant la protection immunitaire intestinale très solide qu’il procure. Les experts ont affiché une grande prudence quant à l’arrêt de la vaccination, même au-delà de l’éradication, indiquant que plusieurs conditions devaient être réunies (coordination entre pays, assurance que les souches sauvages ne circulent plus, hauts niveaux de couverture vaccinale, systèmes de surveillance et de recherche solides).

De son côté, Sanofi a fourni plus de 6 milliards de doses VPO à l’Unicef ces 10 dernières années et 1 milliard de doses de VPI. David Loew, vice-président exécutif, a indiqué que des réflexions étaient en cours pour éventuellement, construire une seconde usine pour répondre aux futurs besoins en termes de VPI, qui couvre toutes les valences et prévient les mutations, mais plus long à produire.